Tête d'Apollon, lauré, à droite., Bige au galop à droite conduit par un aurige brandissant un bâton. Dans l'exergue, symboles rappelant la légende "ΦIΛIΠΠOY"., Quart de statère qui nous semble inédit. La couronne de lauriers porte de petites marques de frottement, et le flan est légèrement plié à 3h. Nous attribuons cette monnaie au large groupe des imitation des statères de Philippe II que L-P Delestrée classe dans son ensemble armoricain. Précisons que, compte tenu des datations de ce type de monnaie, il n'est pas possible de rattacher cette monnaie à une tribu gauloise comme cela peut être fait pour les monnayages tardifs. Il nous semble qu'il est à ce jour impossible de rattacher cet exemplaire à un exemplaire illustré par l'auteur dans son Nouvel Atlas, T.2. Cependant nous retrouvons des similitudes avec certains. Remarquons que ce qui parait être des symboles sous les chevaux sont a priori leurs pattes avant et arrières, mais déformées et écrasées pour loger sur le coin. Les pattes avant présentent d'ailleurs une cassure de coin horizontale. Nous constatons que la légende est déjà largement réduites à quelques symboles, des "I" verticaux aux sommets bouletés, tandis que le portrait a conservé encore tous ses traits "grecs" originaux et n'a quasiment pas dégénéré. Notre attention peut se porter vers le large groupe de Normandie, où nous retrouvons des similitudes avec l'exemplaire Dt. 2028 dont le revers ne présente pas de signe sous les chevaux, et sur le suivant, 2029, pour un portrait aux traits similaires. Il nous semble qu'il faut exclure une datation postérieure à la première moitié du IIème siècle car les comme le Nouvel Atlas l'illustre, les types présentent déjà des traits celtisant bien plus prononcés. Le type de notre n'ayant que peu dégénéré, nous pouvons estimer que la période de production entre le cours du IIIème siècle av. J.-C., et peut-être jusque dans le premier quart du IIème siècle av. J.-C. Pour autant, nous ne pouvons pas faire abstraction du même ensemble, mais cette fois pour l'Est et le Centre-Est de la Gaule. En effet, bien que nous n'ayons pas de symbole sur cet exemplaire, nous notons des ressemblances avec les exemplaires illustrés dans le Nouvel Atlas T.3 (Pl. I). Cela se retrouve aussi avec les portraits, en particulier la troncature du cou de certains, légèrement ondulée, une caractéristique nous retrouvons sur notre exemplaire. Nous notons ainsi l'exemplaire Dt. 3009 (type de "Montmorot") dont la ressemblance est frappante. En définitive nous classons cet exemplaire dans le large ensemble des imitations de Philippe II de L.-P. Delestrée, rattaché à l'aire armoricaine, mais son caractère inédit rend l'attribution de son aire géographique de frappe particulièrement incertaine et fait ici plus office de commodité que d'une réelle attribution et n'exclut en rien une provenance de l'Est de la Celtique et non de l'Ouest.