Buste drapé de Marianne à gauche, coiffée d'un bonnet phrygien et portant une couronne de chêne et d'olivier. Signé MORLON., Gradé PCGS MS65 #55909769. Daté par PCGS de l'année 1930 mais nous maintenons notre estimation de production au cours de l'année 1929 ou possiblement au début de l'année 1930, certainement avant la modification du type avec l'ajout de la cocarde.Prototype monétaire jusque là inconnu, non publié dans le GEM ni dans la collection Carles-Jongues, de la plus haute rareté. Nous pensons qu'il s'agit d'un prototype uniface pour la pièce de 5 Francs créé par le graveur Morlon, sans doute en cupro-aluminium (ou bronze-aluminium), d'une masse de 12,08g pour 31,8mm de diamètre et une épaisseur de flan de 2,2mm. Nous n'avons retrouvé aucun équivalent de ce module dans les archives récentes des ventes aux enchères. Ce flan monétaire semble être jusqu'à aujourd'hui inconnu, notamment absent de la collection Carles-Jongues, la référence pour les essais monétaires modernes français. Nous retrouvons des créations similaires, par le graveur Lavrillier (GEM 141.8 : 12.2g, 31mm), un flan avec une masse et diamètre presque identiques à cet exemplaire, mais ayant ses deux faces frappées ; et la même chose pour les graveurs Cochet et Vezien, sur des flans légèrement plus légers (GEM 135.4, 11,4g et 139.3, 11,5g).Cependant nous avons ici un uniface, dont il faut noter que la gravure du droit est quasiment identique en tout points avec le prototype de la 2 Francs en nickel (GEM 113.1), avec un portrait dont la couronne est sans cocarde, et la bande du couvre-joue du bonnet phrygien tombe sur l'épaule, vient couper le listel à 6h et à une pliure vers l'intérieur. On retrouve en particulier cette couronne faite uniquement avec du chêne et de l'olivier, qui diffère des autres gravures de l'auteur : une première série de deux flans, où on constate l'ajout d'une cocarde et des épis de blé à la couronne de ce portrait de profil à droite, d'ailleurs combinés avec un revers au type à la couronne de Dupré. De même, pour les essais datés de 1933, on retrouve ce portrait de profil à gauche (GEM 138.1, 2 et 3), cependant la couronne, toujours faite de chêne et d'olivier, est cette fois ornée d'une cocarde. Comme sur les gravures pour les épreuves de la 2 Francs, la cocarde n'apparait qu'avec les séries datées de 1930 et postérieures, correspondant aux épreuves de contrôle, pré-séries et essais avec différents métaux. Ces remarques sont également valables pour les essais de la 1 Franc et de la 50 Centimes, dont les premiers essais datent de 1931, avec une Marianne à la cocarde. A noter que les essais proposés par le graveur pour la pièce de 100 Francs Or en 1929 reprennent quant à eux le type sans cocarde, avec cette même pliure au niveau de l'épaule, au bout du couvre-joue, mais ne coupant pas le listel. Nous pensons par conséquent qu'il faut envisager cette production comme datée de l'année 1929 si l'on se fie à l'évolution de la gravure du portrait après l'année 1930, et notamment l'apparition de la cocarde sur le bonnet., REPVBLIQVE FRANÇAISE Numéro du certificat PCGS : 55909769